Rythmes éducatifs : les raisons d’un progrès

Classe d'école

Par la voix de ses deux coprésident/es, le groupe EELVA a approuvé, ce jour, la mise en place à Paris de la réforme des rythmes éducatifs, dès 2013. Sylvain Garel a souligné quatre motifs d’approbation de la réforme : 

-Progrès pour les 137 000 enfants parisiens : leur bien-être sera amélioré par le passage de 4 à 4,5 jours d’enseignement.

-Moyens appropriés : le vaste plan de recrutement, de formation et de déprécarisation obtenu après discussions est un progrès social considérable pour les personnels de la Ville et une garantie pour les élèves et leurs parents. Pour la première fois de la mandature, ces recrutements ont été obtenus par des créations nettes d’emplois, sans redéploiement issu d’autres directions.

-Cadre satisfaisant : la réduction des journées de cours le mardi et le vendredi s’est révélée l’hypothèse la plus satisfaisante au sein de la communauté éducative.

-Nécessité politique : le choix de plusieurs autres grandes villes françaises de repousser la réforme des rythmes éducatifs a fragilisé son application et mis en péril le projet plus vaste et indispensable de refondation de l’Ecole. Paris porte ainsi une responsabilité nationale.

De son côté, après avoir aussi cité le rétablissement des crédits de classes découverte, Danielle Fournier est revenue sur trois principes forts pour les écologistes et appliqués dans cette réforme : 

  • Souplesse : les conseils d’école pourront soumettre au directeur académique des services de l’Education Nationale une organisation différente de la semaine, correspondant à la spécificité du projet d’école
  • Respect de la singularité de l’enfant : personne à part entière, l’enfant bénéficiera d’activités et de situations multiples mieux adaptées à ces rythmes et à ses aspirations
  • Dynamisme de la réforme : évaluée chaque année, la réforme sera enrichie et modifiée à l’avenir à partir du socle proposé en 2013

Les écologistes ont enfin salué la mobilisation indispensable et efficace des professeurs durant la concertation, la disponibilité de l’administration parisienne, la qualité du dialogue noué avec le Maire, l’adjointe aux affaires scolaires et leurs collaborateurs sur ce dossier, et l’investissement constant du Recteur.

 Communiqué EELVA

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Rythmes scolaires : le Conseil de Paris vote l’application de la réforme en 2013

 

Le Conseil de Paris a adopté sans surprise lundi le voeu de la majorité municipale prévoyant l’entrée en application dès la rentrée 2013 de la réforme des rythmes scolaires, avec le retour de la semaine de quatre jours et demi, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) avait annoncé lundi dernier que cette réforme du gouvernement contestée par les enseignants à Paris entrerait en application dès cette année. Le voeu qu’il soumettait ce lundi aux élus parisiens a été adopté par 94 voix pour, face à 69 voix contre.

Le groupe EELV, comme il l’avait décidé lundi dernier après de vifs débats en son sein, a apporté son soutien à l’exécutif. L’UMP, l’UDI et le Front de gauche ont comme prévu voté contre l’application de la réforme dès 2013. Deux élus du groupe communiste, Jean Vuillermoz et Pierre Mansat, adjoints au maire de Paris, ont approuvé le voeu.

Bertrand Delanoë s’est félicité du vote des élus du Conseil de Paris. « Concentrer les cours sur quatre jours est une faute contre la santé des enfants (…) Je crois qu’il y a de la part de la société parisienne une envie de ce progrès qui est un progrès pour tous », a-t-il déclaré à la presse.

Interrogé sur le financement de la réforme, il a souligné qu’elle coûterait de « 40 à 50 millions d’euros en année pleine », dont 16 millions proviendront de la Caisse d’allocations familiales et 6,5 de l’Etat. « Il reste à trouver 20 millions d’euros sur un budget de 8 milliards d’euros, il y a des chances que j’y arrive », a-t-il souligné.

« Bertrand Delanoë a raté son rendez-vous démocratique sur la réforme des rythmes scolaires. Il devait apporter des réponses, nous restons sur nos questions. Il manque toujours 20 millions pour financer la réforme », a réagi au nom de son groupe le conseiller de Paris UMP Jean-Baptiste Menguy.

AFP – PARIS, 25 mars 2013

 

Photo licence créative commons : Marianna

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